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Villa Jeannette : espace de vie dans un environnement paisible

Villa Jeannette de Faouzi Bouayad

Faouzi Bouayad confie qu’il n’est guère aisé pour l’architecte de concevoir sa maison, c’est le cas de la Villa Jeannette. Devant la page blanche, le terrain et l’orientation sont les seules contraintes, face aux innombrables besoins de l’usager, ici l’architecte lui-même. L’imagination se débride, mais heureusement veille la sentinelle de la sagesse qui pose et repose la question : est-ce bien raisonnable ?

L’architecte a conçu un grand nombre de villas, fruits d’un dialogue avec les autres. Pour sa propre maison, il ne concevait que la plus grande sobriété, craignant par dessus tout la lassitude.

Faouzi Bouayad a la conviction intime que pour réussir une villa, il est primordial de limiter les espaces de circulation. La faiblesse du ratio lieux de vie / espace de circulation est un critère qu’il juge des plus importants dans l’harmonie de la forme architecturale qu’il dessine pour une fonction donnée. Dès l’entrée de la villa, on ressent les rayons de soleil qui s’engouffrent dans l’espace, et progressivement se frayent leur chemin dans toutes les pièces pour les emplir de lumière et de chaleur. La dimension généreuse des espaces de vie et leur disposition réfléchie accentuent cette impression d’ouverture.

La structure de l’ensemble donne naissance à des percées visuelles qui lient les espaces. Ainsi, les terrasses extérieures sont-elles comme des extensions des salons. Le choix de l’architecte est de profiter du jardin intégré salutaire dans un environnement paisible.

L’escalier qui conduit à l’étage est aussi baigné de lumière grâce à une large verrière, ce qui égaie le parcours vers les chambres à l’étage. L’architecte a aborde le thème du salon marocain avec innovation. N’adoptant pas le sempiternel rectangle si difficile à caser, il opte pour deux espaces carrés de 4,5 x 4,5 m, ouverts sur les angles et séparés par une fausse alcôve réservée à la préparation du thé, clin d’oeil au «bhou» des maisons traditionnelles, qui occupait toujours une place de choix.

Par Ahmed BELAMINE
© Jean-Claude LAFFITTE

Paru dans A+E Architecture et Environnement au Maroc 2013

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