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Urbanisme et immobilier : la corruption sera-t-elle endiguée ?

Fouad Akalay : Urbanisme et immobilier : la corruption sera-t-elle endiguée ?

A la suite d’une étude qui passe en revue les différentes formes du phénomène, le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, a présenté en mai dernier à Rabat la cartographie des risques de corruption dans les secteurs de l’urbanisme et de l’immobilier.

Dans ces pans de l’économie il est de notoriété publique que la corruption est perçue comme étant généralisée. Un phénomène complexe qui prend des formes et des dimensions multiples selon les situations qui se présentent.

Cette étude réalisée en quatre phases a concerné les villes qui connaissent le plus grand dynamisme immobilier au Maroc : Rabat, Casablanca, Tanger, Marrakech et Fès. Les initiateurs ont opté pour une approche globale et concertée qui implique les acteurs essentiels de l’acte de bâtir. Elle révèle que les principales formes de corruption retenues sont « les pots-de-vin » et les « dessous de table », l’extorsion, la fraude, le favoritisme et le détournement des biens ou services publics. Les deux pratiques les plus répandues étant les pots-de-vin et le « noir » qui représentent un taux de 78% des cas recensés.

Les deux freins majeurs à la dénonciation des situations de corruption par les citoyens sont liés à la peur de s’attirer des ennuis et à l’idée que toute plainte dans ce sens ne servirait à rien…

Fouad Akalay

Pour lire l’intégralité de ce document, CDM Chantiers du Maroc n°175 – Août/Septembre 2019 est disponible dans les kiosques

 

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