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Le SLAM : un nouveau look, pour un nouveau dynamisme

SLAM

Afin de mettre son identité visuelle au goût du jour le syndicat libre des architectes du Maroc (SLAM) a lancé en avril dernier un concours en collaboration avec l’école Art’com sup. Ce nouveau logo a comme ambition de poser prémices d’une ère nouvelle qui se veut novatrice et véhiculant les valeurs d’un syndicat qui donne la parole aux jeunes architectes.

Fondé en 2003 par l’architecte Hassan El Mandjra, le SLAM est une association à but non lucratif régie par le dahir du 16 juillet 1957. Celle-ci vient apporter un complément à l’ordre des architectes sans pour autant contrer son action mais bien au contraire investir des territoires de revendication que l’Ordre ne peut pas faire. Le but est de proposer une interface de dialogue libre aux membres de la profession afin d’en recenser les anomalies et dysfonctionnements.

Interview avec Hassan El Mandjra
Architecte, Président et Fondateur
du SLAM

 

 

Qu’est-ce qu’un syndicat ?
Hassan El Mandjra : Un syndicat, est un regroupement de personnes physiques ou morales réunies pour la défense et la gestion de leurs intérêts communs. 

Un syndicat professionnel est une organisation à caractère privé qui se donne comme but d’assurer la défense des intérêts matériels et moraux de ses membres.
Le syndicat d’une profession libérale est le complément de l’ordre qui régit la profession tout en étant le contrepouvoir dans la profession.

Les syndicats de plusieurs pays entretiennent des échanges réguliers dans le but de faire bénéficier les uns des expériences des autres et de se tenir mutuellement au courant de l’évolution des lois régissant leurs membres en tant que professionnels libéraux œuvrant tous dans l’intérêt de la profession et l’intérêt national.

Tout en étant régi par une loi (Dahir n° 1-57-119 du 16 juillet1957), le syndicat est une organisation indépendan.

Pourquoi est-il nécessaire, et pourquoi le relancer maintenant ?
H.E.M : Le SLAM travaille encore avec des instruments qui datent de l’année de sa création c’est-à-dire 2003. Avec 15 années d’existence on prend de l’âge, et on s’encrasse si on ne fait pas attention. Faut-il considérer qu’on vieillit où qu’on mûrit ? En tout cas il faut évoluer et pour ne pas s’encrasser, le SLAM doit faire peau neuve, pour cela, il a décidé d’une action choc : reprendre le graphisme de son logo.

Afin de donner une image dynamique et volontaire de ce que doit être le SLAM, nous avons décidé d’organiser un concours. Et qui mieux est qu’ART COM formateur de créatifs pour organiser ce concours.

Avec ça nous voulons que le SLAM ressemble aux jeunes, leur donne le pouvoir et leur offre une plateforme ouverte d’expression et d’action pour construire une famille d’architectes sensible, forte, homogène, consciente de ses responsabilités et de la portée de ses actions pour le futur des cités

Notre profession, comme toutes les professions libérales est régie par un Ordre, décrété par dahir auquel tous les architectes ont l’obligation de s’y inscrire.

Si cette obligation est nécessaire pour le respect d’une déontologie et le maintien de la discipline, il n’est pas sain de garder l’ordre comme unique organe de gestion de la profession, car en plus du fait du parti unique (ce qui n’est démocratique), l’ordre à les mains liées par la loi qui l’a institué.

Pour la défense des intérêts matériels des architectes, par exemple l’ordre n’a pas le droit d’organiser une grève, il n’a pas non plus la possibilité d’ester en justice une administration qui aurait lésé un architecte.

La mission première de l’ordre est de sévir contre les architectes qui ne respectent pas le règlement intérieur et la déontologie, ceci pour dire que nous avons besoin d’une organisation pour défendre nos intérêts matériels. Et qui mieux est qu’un syndicat pour le faire !

D’ailleurs si nous prenons le cas des médecins ou celui des pharmaciens nous voyons qu’ils ont des syndicats très actifs et très revendicatifs qui sont le mieux placé pour revendiquer. Aujourd’hui les intérêts des architectes sont bafoués par le premier venu, et l’ordre ne peut malheureusement que chercher des solutions par ententes amiables qui finissent le plus souvent á l’avantage des administrations.

Quelles distinctions avec l’ordre des architectes pouvez-vous relever ?
H.E.M :  Le syndicat se distingue de l’ordre de la manière suivante

• L’ordre est un organisme institué par dahir

• Tous les architectes ont l’obligation d’y adhérer et de s’acquitter de leurs cotisations

• L’ordre a pour mission principale de défendre l’architecte en faisant respecter la déontologie, de faire régner la discipline et d’appliquer les règlements

• Le syndicat est un organisme régi par la loi……

• L’adhésion au syndicat est volontaire et un ace militant

• Le syndicat milite pour la défense des intérêts moraux et économiques de l’architecte, son adhérent.

Quelles sont les fonctions de ce syndicat et à qui s’adresse-t-il ?
H.E.M : Le syndicat se veut être une force de propositions pour réfléchir au devenir de la ville et à réfléchir sur les lois régissant la profession et l’urbanisme.

Les fonctions du syndicat sont celles de fédérer les groupements d’adhérents, architectes bien entendu, pour œuvrer à faire valoir
la profession, démontrer son importance et son impact sur l’environnement et le bien-être du citoyen

Le syndicat s’adresse aux architectes désireux de voir leur profession valorisée, il s’adresse aussi à tous ceux qui sont lésés dans l’exercice de leur profession aussi bien moralement dans leurs prérogatives que financièrement dans les taux des honoraires à appliquer que dans leurs recouvrements.

Le syndicat se propose aussi pour faire le médiateur en cas de conflit entre architectes. C’est le complément de l’ordre mais aussi un contrepouvoir.

Quelle plus-value pourrait-il apporter aux architectes ?
H.E.M : La meilleure plus-value pour les architectes c’est déjà celle de les unir autour de leurs intérêts aussi bien moraux que financiers, en organisant les échanges entre villes ou avec leurs homologues des autres
pays.

Le SLAM peut organiser des rencontres avec les fabricants de matériaux et planifier des manifestations professionnelles avec les différents intervenants dans l’acte de bâtir.

Propos recueillis par la Rédaction

Retour sur le parti pris du logo retenu

Le logotype SLAM soumis aux membres du jury, représente certaines valeurs fortes telles que la solidarité, l’union et le soutien entre syndicat et architectes, œuvrant à former une seule et unique image. Il décrit des formes triangulaires symbolisant la stabilité et la sécurité civile qui ont largement été adoptées dans cette profession.

Ces derniers, légèrement arrondis, sont prépondérant dans le domaine et rappellent le profil de certaines toitures et flèches de cathédrales… Les lettres qui suivent apportent une touche personnalisée et sont composées de façon moderne et stylée afin de les distinguer des autres logotypes. La lettre A, mise en valeur, est dessinée sous forme d’un triangle pointant vers le haut pour expliquer le pouvoir.

Ce dessin opte pour une simplicité graphique qui rejoint les goûts des architectes à l’échelle nationale par la présence de l’œil qui les fixe, attirant ainsi leur attention. 

Le logo est de couleur rouge symbolisant la puissance, l’énergie et la place marquante du syndicat comme force représentative des architectes dans le pays. Celle-ci dominant le logo, instaure une ambiance vivante, et assure une bonne notoriété, ainsi qu’un maximum de visibilité.

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n°161 – Mai 2018

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