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Paysages et Jardins, pour faire des villes des cités attractives

paysages et jardins

Qu’ils soient aménagés au cœur d’hôtels, même les plus urbains, pensés comme une partie intégrante de sites touristiques ou simple destination de flânerie dans une ville ou un village fleuri, les éléments paysagers : paysages et jardins naturels sont au cœur de l’ADN touristique d’une destination. Penser leur conception, leur entretien, leur rénovation devient alors un enjeu primordial pour les collectivités et les acteurs touristiques privés. Une réflexion qui sera au cœur du salon Paysalia, du 3 au 5 décembre prochain à Lyon – Eurexpo.

Les jardins, vecteur d’attractivité touristique
En 2014, le CNVVF (Conseil National des Villes et Villages Fleuris), en partenariat avec IPSOS, réalisait un baromètre sur la qualité de vie et l’attractivité touristique des Villes et des Villages Fleuris. Il ressortait de cette étude que, au-delà de la situation géographique et du patrimoine bâti, les espaces fleuris et paysagers constituent une réelle alternative pour développer l’attractivité touristique des destinations. Ainsi, parmi les éléments constituant l’environnement physique d’une commune, les espaces paysagers et fleuris inciteraient 53%1 des personnes interrogées à choisir une commune comme destination pour un week-end ou des vacances. En matière d’aménagements, les promenades et cheminements verts (68%), les points de vue sur des paysages naturels (50%) et les parcs et jardins (45%) sont les éléments qui participent le plus à rendre une ville ou un village agréable pour
les vacances.

Une tendance qui s’est amplifiée depuis 2014, comme le souligne Martine Lesage, directrice du CNVVF : « Les habitants n’ont jamais eu autant besoin de nature en ville. De même, les touristes aiment venir dans une commune où les espaces publics et/ou verts sont très soignés. Pour plaire au visiteur, pour mieux l’accueillir et pour qu’il ait envie de revenir, les services des Espaces Verts redoublent d’efforts. Il faut que la ville soit belle, que l’on ait envie de s’y promener, de s’y arrêter. Cela passe certes par le fleurissement, mais aussi par du mobilier urbain propre et adapté, par des cheminements piétons élégants, par des lieux de rencontres conviviaux comme des places avec des bistrots sympas aux terrasses fleuries… ».

Le label 4 fleurs devient alors un critère d’attractivité touristique, reconnu par les visiteurs. En effet, pour 50% des personnes interrogées2, le fait qu’une commune soit labellisée Ville ou Village Fleuris a une influence sur le choix de la destination. « Les communes touristiques arborent souvent plusieurs labels. Villes et Villages Fleuris est un label complet et reconnu touristiquement », complète Martine Lesage. « Dans nos critères, à partir du niveau 3 fleurs, sont intégrées les visites guidées de jardins (secrets, cours intérieures, historiques) et des circuits fleuris qui rencontrent énormément de succès. Au détour de ces visites, le guide explique aux touristes la conception du jardin et son ancrage patrimonial. Il y a toujours plein d’anecdotes à raconter sur les jardins ! ».

Chambord, le renouveau des jardins à la française
Château emblématique du Val de Loire, Chambord attire chaque année un million de visiteurs venus découvrir son architecture, mais aussi ses jardins. Ces derniers ont été totalement repensés l’an passé pour redonner vie aux jardins à la française tels qu’ils avaient été pensés au XVIIIe siècle.

Disparus depuis la Révolution, leur réimplantation a nécessité quinze ans de recherches historiques et des mois de travaux pour réaliser les 6 hectares et demi de chantier. Désormais quatre fleurs de lys géantes (couvrant 3000 m2 chacune) ornent les pelouses, restitution à l’identique des jardins initiaux.

Place à la nature
L’utopie d’Huttopia est de toucher le moins possible à la nature, de ne laisser aucune trace de son passage si le site devait fermer. Une conviction que nous explique Céline Bossanne, Directrice Générale d’Huttopia : « Quand nous arrivons sur un site, nous commençons par explorer le lieu et par passer du temps sur place. Nous imaginons où pourraient se situer les différents éléments de notre produit : centre de vie, hébergements, cheminements, accès voitures… Nous passons beaucoup de temps avec notre architecte et nos équipes pour définir le projet en fonction du lieu, en ne le touchant pas ou le moins possible. Tous les bâtiments sont construits sur pilotis. Les réseaux sont pensés pour être le moins invasifs possibles. Nous ne coupons des arbres que s’ils sont dangereux et adaptons l’implantation de nos hébergements en fonction des arbres et non l’inverse. La nature est là, on la garde, on l’aime, on ne la modifie pas. Il faut que nous nous installions de la façon la plus légère possible.

Nous essayons de toucher le moins possible au site. L’essentiel repose sur l’entretien en laissant beaucoup d’espaces naturels. Nous allons très peu planter d’espèces, juste quelques essences locales. Par exemple, sur notre site de Dieulefit, nous avons implanté un champ de lavande Bio locale, sur un coteau, bien exposé, juste au-dessus de l’étang. Ce champ aurait pu exister sans nous ! Il faut que notre visiteur ait le sentiment de camper dans un lieu naturel »

Paysage & Attractivité touristique : une thématique à retrouver au cœur de Paysalia
Tout au long des 3 journées du salon, exposants et partenaires, comme le CNVVF, accueilleront les acteurs du tourisme (hôtels, campings, sites touristiques) pour leur présenter des solutions adaptées à leurs enjeux. Des conférences seront également organisées pour questionner cette thématique.

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n°171 – Avril 2019

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