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Nouvelle tendance des promoteurs immobiliers : quand logements riment avec services et environnement

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Disons-le, le mot aurait fait sursauter plus d’un maitre d’ouvrage ou des agents immobiliers il y a encore dix ans. Il fait pourtant partie du vocabulaire du bâtiment et de l’immobilier aujourd’hui. Dans ce secteur, on s’enorgueillit désormais d’avoir des « tendances » et de les scruter pour faire négoce. Au-delà de la frivolité supposée du terme, l’apparition de ce type de vocabulaire, emprunté à la mode et au marketing, en dit long sur l’évolution du secteur depuis une décennie. Et, n’ayons pas peur de l’affirmer, les normes et la multiplication des labels environnementaux, ne sont pas étrangers à cette nécessaire mutation.

Le bas carbone devient tendance
Au tournant des années 2000, construction passive, structure bois ou matériaux biosourcés semblaient être des thèmes réservés aux architectes portant cheveux longs. En 2019, des groupes tels que Altarea Cogedim parlent désormais de « structure bois » et « d’innovations bas carbone », alors que leurs cadres annoncent fièrement vouloir accompagner les nouvelles exigences de leurs clients… qui dépassent souvent celles imposées par les réglementations environnementales pour les plus fortunés d’entre eux. Est-ce à dire que nous sommes dans une dynamique vertueuse ? Difficile à dire, les exemples mis en avant font parfois écho à une problématiques d’image davantage qu’une prise de conscience écologique. Ils ont néanmoins le mérite d’exister et, alors que nous fêtons les 10 ans de la loi de programmation relative à la mise en en œuvre du Grenelle de l’environnement, force est de constater qu’une logique économique pérenne est en train de se mettre en place autour de la transition énergétique et écologique.

Confort de l’utilisateur et numérique : le smart building séduit
Autre facteur de satisfaction, l’immobilier qui, à la différence du secteur de la construction, scrute davantage le marché et l’utilisateur final que les solutions techniques, a dû s’adapter à un marché en mutation. Dans le domaine du tertiaire par exemple, le confort de l’utilisateur a pris une place prépondérante dans la valorisation des portefeuilles fonciers. Les grandes métropoles voient ainsi se multiplier les espaces libres non pas vétustes, mais obsolètes. Ceux-ci sont souvent des bâtiments sans gestion « smart » et qui attendent leur rénovation pour prendre le train des transitions énergétique et numérique. La tendance du smart building est en effet l’un des virages à prendre sur ce secteur, au risque d’oublier que le numérique ne peut être durable qu’accompagné d’un cadre et d’une feuille de route claire.

Les écoquartiers font école
Du côté du logement, l’émergence des ÉcoQuartiers, d’abord réservée à une frange urbaine fortunée de la génération Y désireuse de bien investir, dans tous les sens du terme, s’ouvre à d’autres publics. Signe des temps, le concept de l’écoquartier arrive même à faire débat au-delà de la beauté de sa verdure ou d’erreurs de conception. Mobilité, ouverture sur la ville, diversité sociale, accès aux services de proximité sont parmi les « tendances » mises en avant par les promoteurs pour séduire.

Les écoquartiers « s’exportent » aussi dans les petites villes ou villages comme à Val de Reuil ou inspirent des acteurs régionaux tels que Sporting Promotion, désireux de concilier accession à la propriété et bien-être.

Article publié sur Construction21 France

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