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La mise à mort du métier d’architecte serait-elle programmée ?

architectes : metier mis à mort

Après des décennies d’attente, les architectes, suite à d’âpres combats menés par les « sans dents », ces architectes roturiers, incapables, malgré leurs talents d’accéder à la commande publique ont vu émerger le Décret de Passation des Marchés Publics (DPMP) de la commande architecturale entré en application en janvier 2014.

Faute d’existence d’une école nationale d’architecture, après l’indépendance, les nantis de la bourgeoisie nationale ont pu envoyer leurs enfants à l’étranger y étudier. La plupart sont partis, naturellement, en France le pays du « protecteur » et plus particulièrement à l’Ecole Spéciale d’Architecture qui a produit des génies, mais également des assistés du système dont leurs professeurs ont bien fini par leur octroyer le diplôme afin qu’ils quittent l’école de la rue Raspail dont ils s’amusaient à éterniser le séjour.

L’avènement de l’Ecole Nationale d’Architecture dont l’accès fut, dès sa création, difficile et très encadré a changé la donne. Il était réservé aux meilleurs bacheliers scientifiques du Maroc malgré quelques rares dérapages et passe-droits, du reste connus.

Ainsi des marocains « normaux » issus de familles plutôt modestes se sont retrouvés sur le marché de la commande architecturale publique, phagocytée et monopolisée depuis des décennies par les premières générations d’architectes post indépendance. Ces nouveaux lauréats, quand ils n’ont pas basculé dans l’administration, sont employés par …

Pour lire l’intégralité de cet article, CDM Chantiers du Maroc n°164 – Août/Septembre 2018 est disponible dans les kiosques

Fouad Akalay

 

 

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