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Interview avec Patrick Paris, Président CAPRIS Gérant ANTAGUA

Patrick PARIS

« Dans un établissement de santé, il y a des services d’hygiène avec des équipes opérationnelles d’hygiène, qui définissent des points de référence de prélèvements d’eau selon la grandeur de l’hôpital ».

Comment avoir une bonne qualité d’eau chaude sanitaire ?
Patrick Paris : La solution passe par le bouclage des réseaux d’eau chaude sanitaire pour la maîtrise du risque de la légionelle, pour obtenir cette protection tant attendue à la fois pour les patients et les soignants en établissement de santé, et pour les clients et le personnel dans l’hôtellerie. Je pense qu’il faut s’inspirer de ce qui se pratique en France sur ces domaines car on a aujourd’hui un retour d’expérience positif  avec un recul assez significatif.

Pour les systèmes récupérant l’énergie solaire, il faut bien sûr faire attention d’une part à l’efficacité énergétique de ces systèmes en terme de puissance et également au risque sanitaire bactériologique tels que les légionelles, mais aussi pour d’autres bactéries pathogènes.

Quel est, selon vous, le processus efficace en terme de surveillance de la qualité de l’eau dans un bâtiment ?
P.P : La surveillance de la qualité de l’eau en France est régie par l’arrêté du 1er février 2010. Dans un établissement de santé, il y a des services d’hygiène avec des équipes opérationnelles d’hygiène, qui définissent des points de référence de prélèvements d’eau selon la grandeur de l’hôpital. Dans les établissements de santé, les prélèvements d’eau mensuels pour analyses d’eau est une pratique courante pour vérifier l’évolution de la qualité de l’eau relativement à sa contamination. Dans l’hôtellerie, la fréquence est un peu moins forte c’est-à-dire tous les 3 mois ou 6 mois.
Lors de ces analyses, si des dérives sont constatées, il faut faire des expertises hydrauliques ou un diagnostic du réseau qui consiste à opérer une modification ou un réglage du réseau pour retrouver une eau de qualité sur tous les points de référence.

Comment opérer une surveillance dans un habitat individuel ?
P.P : En ce qui concerne la surveillance de la qualité de l’eau dans un habitat individuel, on est en droit privé par opposition à des établissements qui reçoivent du public c’est-à-dire les ERP. En fait, c’est très peu fait même en France. Cela pourrait être fait, mais aujourd’hui il ya très peu de particuliers qui surveillent leur réseau intérieur. Mais libre au propriétaire privé de faire une analyse d’eau tous les ans. Pour cela, il faut que ce soit un laboratoire accrédité qui vient faire le prélèvement, en aucun cas il ne peut être fait par le propriétaire, car il n’est pas validé, puisqu’il y a des précautions à prendre lors du prélèvement.

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n°157 – Janvier 2018

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