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Interview avec Akram El Harraqui, Président AAPM

Akram El Harraqui, Président AAPM

Interview avec Akram El Harraqui, Président AAPM dans le cadre de l’organisation de la 5ème édition du Symposium Africain du Paysage et de l’Environnement (SAPE)

Chantiers du Maroc : Quelle a été la genèse de ce symposium ?
Akram El Harraqui: « Ce symposium est un événement 100% africain organisé sous la tutelle de le Fédération internationale des architectes paysagistes (IFLA). Il s’agit de la 5ème édition et la première au Maroc. Notre Association des architectes paysagistes du Maroc (AAPM) qui date de 2010 organise cet événement pour la première fois, et de fait nous sommes très heureux d’accueillir tous ces professionnels qui sont venus des quatre coins du monde pour discuter la thématique que notre association a choisi dans le contexte des défis à relever en termes d’environnement et de développement durable et en Afrique ».

CDM : Selon vous, comment est-ce que ce symposium va-t-il contribuer à résoudre la problématique de l’apprentissage du paysage au Maroc ?
A.E.H : « L’objectif de ce symposium se résume uniquement aux études supérieures, qui concernent tout l’acte de bâtir et l’aménagement. De nos jours, on n’a le choix que d’aller vers une optique pluridisciplinaire qui intègre différentes professions et différents types de champs d’expertise. L’architecte du paysage en est un, et malheureusement force est de constater que c’est une discipline très méconnue au Maroc et dans toute l’Afrique. Nous nous efforçons de développer une coopération sud-sud en termes de développement territorial et économique, car pour nous il est primordial de sensibiliser les gens sur les capacités de ce métier, les potentialités qu’il peut représenter en termes de développement durable et en termes d’intégration et ce dans une optique de développement économique. Pour nous, ce qui serait vraiment important c’est que les institutions d’enseignement supérieur emboîtent le pas sur les besoins vitaux pour le développement du continent et intègrent au plus vite des professions telles que celle-ci. C’est dans cette optique là qu’on a souhaité organiser ce symposium. Le deuxième volet du symposium concerne ce que les paysages peuvent nous apprendre et là encore je tiens à préciser que l’Afrique en général possède un patrimoine culturel, social, urbain, d’une richesse absolument inouïe face aux problématiques actuelles qui sont posées dans le développement durable. On en a beaucoup à apprendre de ces enseignements. Vous savez très bien comme moi que les Marocains ont toujours vécu avec une ressource rare qui est l’eau. La gestion de l’eau est inscrite dans notre ADN, et ce sont des choses qui sont importantes à remettre au goût du jour pour les défis que l’on doit relever. Comme il est urgent aussi de remettre ça dans l’enseignement de façon directe afin qu’on puisse avoir les retombées les plus rapides possibles ».

CDM : Quels sont les résultats escomptés de cette rencontre ?
A.E.H : « Cet événement a accueilli un bon nombre de personnalités concernés par le sujet, et nombre d’institutions aussi. C’est un événement qui va nous permettre déjà de partager ensemble ce défi d’en parler et d’en discuter, de diffuser et d’expliquer aussi ce que c’est que ce métier et de sensibiliser au final le plus grand nombre. La retombée que l’on espère est d’établir un certain nombre de réseaux, d’augmenter encore cette sensibilisation face à ces défis et au final on espère qu’il y aura des retombées importantes, concrètes et plus directes avec la création d’une école d’aménagement qui intégrera la discipline du paysage et qui sera reconnue dans les normes internationales. On espère également que la Fédération s’implique de plus en plus dans le développement africain et dans le développement de cet enseignement. Au final, c’est pour nous de grands défis et on espère que le message passera ».

Propos recueillis par la rédaction

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