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Le Secrétariat d’État chargé du Développement Durable fait son bilan 2018

bilan 2018 du Secrétariat d’État chargé du Développement Durable

Le Secrétariat d’État chargé du Développement Durable a présenté son bilan 2018 récemment, lors d’une conférence de presse. La transition énergétique, les énergies renouvelables et la préservation de la nature et des ressources naturelles, ont été les principaux thèmes retenus. Ces derniers reflètent l’intérêt porté par le ministère de tutelle de développer une stratégie qui favorise la mise en cohérence des programmes publics, tout en favorisant leur déclinaison territoriale, et en respectant les principes du développement durable.

L’année 2018 a été marquée par le lancement de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) adoptée par le Conseil des Ministres présidé par le Roi Mohammed VI le 25 juin 2017. Elle met en place un cadre de gouvernance créant un Comité Stratégique présidé par le Chef du Gouvernement, et qui a pour mission d’adopter les grandes orientations stratégiques et un Comité de Pilotage présidé par le Secrétariat d’État chargé du Développement Durable et qui assure le suivi et l’accompagnement de la mise en œuvre de la SNDD.

Le Comité de Pilotage a tenu trois réunions consacrées à l’adoption de 19 Plans d’Action de Développement Durable sectoriels (PADDS) définissant la contribution des départements ministériels concernés dans l’opérationnalisation de cette stratégie et d’un plan d’action horizontal relatif à l’exemplarité de l’État en matière de Développement Durable, et qui seront présentés pour adoption finale par le Comité Stratégique présidé par le Chef du Gouvernement lors de sa prochaine réunion prévue au cours de ce mois.

Afin de réduire le coût de dégradation de l’environnement et d’améliorer le cadre de vie des citoyens, le Secrétariat d’Etat chargé du Développement Durable a procédé à l’accélération du rythme de réalisation des programmes de mise à niveau environnementale pilotés par le Secrétariat d’Etat en collaboration avec les partenaires concernés tels que le Programme National d’Assainissement Liquide (PNA) et le Programme National de gestion des Déchets Ménagers (PNDM). De nouveaux programmes ont été lancés, notamment le Programme National d’amélioration de la qualité de l’Air (PNAir), qui vise à lutter contre la pollution de l’air, ainsi que le Programme National d’Assainissement Liquide Intégré (PNAM) qui permettra la généralisation de services d’assainissement liquide dans le monde rural.

Dans le cadre de la transition vers une économie verte et la contribution à la création de richesses et d’emplois, une importance particulière a été accordée à la valorisation des déchets grâce à la mise en place de Centres de Tri et de Valorisation des déchets dans les décharges contrôlées existantes et dans les nouveaux Centres d’Enfouissement et de Valorisation des déchets (CEV). Une stratégie et un plan d’action national en matière de valorisation des déchets ont été également préparés pour structurer et organiser plusieurs filières relatives aux déchets plastiques, batteries usées, déchets des équipements électriques et électroniques, huiles usés, pneus usés, huiles alimentaires usées, papier, carton usagés et déchets de construction et de démolition.

Le développement de ces filières permettra également l’intégration et la promotion du secteur informel très actif dans ce domaine. D’ailleurs, des projets pilotes ont été lancés au niveau de plusieurs régions.

L’année 2018 a été également marquée par la participation exceptionnelle du Royaume du Maroc aux travaux de la 24ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) tenue en décembre dernier en Pologne et qui a constitué l’occasion de présenter l’expérience et les réalisations marocaines dans le domaine de la lutte contre le changement climatique et aussi la promotion du leadership marocain et son rayonnement au niveau international. D’ailleurs, grâce à ces efforts, le Maroc a été classé 2ème après la Suède selon l’indice de Performance Climatique du rapport publié en marge de cette conférence par plusieurs Organisations Non Gouvernementales internationales.

Dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud, qui constitue un axe stratégique de l’action de ce Ministère, de nouveaux accords de coopération dans le domaine de l’environnement et du développement durable ont été signés avec le Sénégal et le Niger. Un certain nombre d’activités ont été menées pour activer les accords de coopération bilatéraux, essentiellement ceux signés devant Sa Majesté avec la Côte d’Ivoire et le Madagascar, et ce à travers le renforcement des capacités des acteurs dans divers domaines tels que la gestion des déchets solides et liquides et la lutte contre le changement climatique. Pour ce dernier thème, le Centre de Compétence du Changement Climatique (4C Maroc) joue un rôle important à travers l’organisation de sessions de formation et le transfert de l’expertise dans ce domaine.

D’autre part, la communication et la coordination avec les différents partenaires a été renforcée au cours de l’année écoulée avec le lancement d’une plate-forme virtuelle interactive permettant la diffusion et l’échange d’informations et de données sur les programmes et projets mis en œuvre dans les domaines de l’environnement et du développement durable au niveau des différentes régions du Royaume et qui vise à promouvoir les projets participatifs et à encourager les initiatives territoriales de développement durable.

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n°169 – Février 2019

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