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Déchets du bâtiment : les professionnels signent une charte de bonne gestion

charte de bonne gestion

Polémiques sur les dépôts sauvages, préparation d’une REP et fermeture de l’accès aux déchèteries publiques : la gestion des déchets de chantiers se complique. Les artisans s’organisent autour d’une charte de bonne gestion.

Mardi 15 janvier 2019, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) et la Fédération nationale des activités de la dépollution et de l’environnement (Fnade) ont signé une convention pour développer la charte “Artisan Engagé Déchets“. Avec cette démarche, les trois fédérations veulent collaborer pour sensibiliser les artisans du bâtiment et leurs clients aux bonnes pratiques en matière de déchets. Les artisans qui signeront la charte pourront mettre un logo sur leurs devis et seront référencés sur un site internet (en cours de réalisation). “Il s’agit d’une charte, et pas d’un label, car la démarche reste volontaire“, insiste Jean-Jacques Châtelain, responsable RSE et déchets de chantiers à la Capeb.

Les dépôts sauvages font polémique
Cette convention répond à trois problématiques auxquelles sont confrontés les artisans du bâtiment. En premier lieu, la profession pâtit de certaines pratiques illégales. “On se sent attaqué“, déplore d’emblée Jean-Jacques Châtelain, évoquant les articles qui traitent des dépôts sauvages de déchets du bâtiment. Ces pratiquent existent, mais elles sont le fait de “pseudo entreprises”, estime Patrick Liébus, président de la Capeb. Il regrette en particulier les “attaques contre « les » artisans”. Avec cette convention, les artisans pourront faire accepter à leurs clients que la gestion des déchets de chantiers a un coût et ils disposeront “d’outils pour facturer la gestion des déchets”, explique Erwan Le Meur, président de Federec BTP. Ils pourront aussi communiquer sur les bonnes pratiques de la profession.

Le deuxième enjeu auquel est confronté la profession est la mise en place annoncée d’un dispositif de reprise gratuite des 42 millions de tonnes de déchets du bâtiment générés chaque année. Le ministère de la Transition écologique réfléchit notamment à la création d’une nouvelle filière de responsabilité élargie du producteur (REP). (…) Lire plus

Article publié sur Actu-Environnement
Source : Construction21 France

 

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