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Les architectes, acteurs actifs du développement urbain durable en Afrique

le développement urbaine durable

ville verte de zenata
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Urban Thinkers Campus : la ville que nous voulons
Les campus urbains sont une initiative d’ONU-Habitat, l’Agence des Nations Unies pour les Établissement humains, et ont été conçus comme des espaces d’échanges entre les acteurs urbains convaincus que l’urbanisation est une opportunité pour demain. Les campus sont également des plate-formes pour l’élaboration d’un consensus entre les groupes de partenaires engagés pour relever les défis de l’urbanisation et proposer des solutions durables aux défis urbains. Le premier campus urbain, s’est tenu en octobre 2014 à Caserta (Italie), avec pour thème principal :”La ville que nous voulons”. L’ensemble du groupe de réflexion s’est penché sur les défis urbains actuels pour proposer un nouveau paradigme afin de contribuer au Nouvel Agenda Urbain, le document central devant être conclu à l’issue de la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) en 2016. Se basant sur les délibérations antérieures de la Campagne Urbaine Mondiale, les campus urbains sont ainsi conçus pour recueillir de nouvelles idées et renforcer le plaidoyer sur le “Le Futur que nous voulons – La Ville que nous voulons”, préparé de septembre à décembre 2013 et lancé en mars 2014 à New York avant la septième session du Forum Urbain Mondial d’avril 2014 de Medellin (Colombie). Grâce à une série de discussions et débats, menés par les partenaires de la Campagne Urbaine Mondiale, les campus doivent permettre à tous les participants d’exprimer leurs points de vue et de dégager des solutions innovantes pour la ville de demain. Les campus sont conçus comme des espaces ouverts aux débats, à l’apprentissage, aux échanges et à l’établissement d’un consensus entre les participants. Ces échanges doivent permettre aux groupes de partenaires de revisiter les principes clés du plaidoyer sur “La Ville que nous voulons”. Le premier campus a été reconnu par l’ensemble des participants comme un mode d’échanges efficace et inclusif permettant de rassembler les partenaires autour d’une même table, afin de débattre et d’identifier les principes urbains majeurs, les politiques urbaines et les axes d’actions relatifs aux questions clés qui seront abordées lors de la conférence Habitat III, ceci afin de définir et d’adopter un nouvel agenda urbain mondial. Le comité directeur de la Campagne Urbaine Mondiale a recommandé la tenue de nouveaux campus urbains afin d’amplifier le mouvement et d’accélérer la formulation d’idées nouvelles en vue de la conférence Habitat III. De fait, les campus urbains permettront de contribuer activement au plaidoyer “La Ville que nous voulons”. Ils sont ouverts à toutes les régions, partenaires et sur les thèmes les plus novateurs afin de faciliter une représentation diversifiée d’autant de groupes et de perspectives que possible avant Habitat III. Les résultats des prochains campus alimenteront une première ébauche (« Draft Zero ») du nouvel agenda urbain, comme décidé lors de la première réunion de l’Assemblée Générale des Partenaires (AGP) organisée à Nairobi (au Kenya) le 13 avril 2015. L’AGP vise entre autres à engager un dialogue entre groupes de partenaires afin d’élaborer des positions communes sur les principes clés et les aires thématiques devant être articulés dans le nouvel agenda urbain à travers le plaidoyer sur « L’Avenir que nous voulons- La Ville que nous voulons » ainsi que le futur cadre de développement de l’agenda post-2015. L’AGP prendra ainsi en considération les rapports fournis par les groupes de partenaires, les campus urbains et autres forums considérés comme pertinents.

Interview Ahmed Azdine NEKMOUCHE
Architecte, Président CNOA

Ahmed Azdine NEKMOUCHE, Architecte, Président CNOA

En tant que Président du CNOA, que signifie pour vous cette 56ème réunion de l’UAA ?
Ahmed Azdine Nekmouche : Cette manifestation démontre la confiance que l’Afrique réserve au Maroc en lui permettant d’organiser une telle manifestation. C’est-à-dire que cette manifestation signifie aussi que le Maroc va offrir à l’Afrique des idées et des compétences locales pour le développement des villes africaines. Nous avons déjà des confères qui ont déjà fait leurs preuves un peu partout (Afrique, Europe, etc). Car les compétences marocaines sont indéniables et reconnues. Par exemple, tout récemment les Président des architectes de Mauritanie m’a appelé afin de me remercier de la formation dont ont fait l’objet un bon nombre d’architectes mauritaniens au Maroc. Comme nous pouvons nous féliciter d’avoir accepté et gagné le challenge d’avoir pu organiser cette réunion dans un délai d’un mois et demi.

Par ailleurs, l’organisation et la tenue de cette réunion importante sur le plan régional intervient suite à notre volonté de suivre et de concrétiser la politique Royale dans le continent africain, et qui se traduit par  notre collaboration avec non frères africains afin d’en développer les compétences et présenter les compétences marocaines.

Nous avons une trentaine de pays africains présents qui sont tous prêts à ouvrir leurs portes aux marocains et vice-versa. Un travail colossal est proposé, nous comptons y prendre part. Les architectes doivent s’intéresser à la gestion des villes, ils ont aussi besoin qu’on leur permette de pratiquer ce qu’ils ont appris.  Ils sont très compétents et impliqués dans l’amélioration du cadre de vie des citoyens. Qu’on nous laisse faire et qu’on nous donne les moyens d’exercer notre métier dans la quiétude pour pouvoir aider nos pays et nos villes à émerger du marasme qu’elles connaissent. Qu’on nous donne les moyens de réaliser des aménagements de qualité afin de permettre au citoyen de profiter au maximum de sa ville.

En tant qu’architecte, quelle est votre vision pour la mise en place de mécanismes de communication entre les citoyens et les autorités urbaines afin de concrétiser le développement urbain durable ?
A.A.N : La Constitution marocaine permet aux citoyens de participer de manière active au développement ainsi qu’à l’épanouissement de notre pays. Malheureusement, on n’a pas encore ouvert les portes qui permettent de faciliter la mise en exécution de ce processus. Les citoyens vivent quotidiennement les marasmes de la société, et il est important de les écouter .

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n°152 – Juillet 2017

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