ICI
ACCUEIL > EDITORIAL > Avec Anfora Terra, une formation qui tombe à point nommé

Avec Anfora Terra, une formation qui tombe à point nommé

La FNBTP sort de sa léthargie

Le mercredi 30 janvier 2019, le conseil d’administration de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine et la Réhabilitation des Bâtiments menaçant ruine a tenue sa première session.

Elle devrait permettre la mise en place des structures organisationnelles de l’institution et le démarrage de ses activités sur la base des moyens juridiques, humains et matériels nécessaires aux attentes des acteurs de la réhabilitation des bâtiments menaçant ruine et l’organisation des opérations de rénovation urbaine.

Rappelons que la création de cette agence fait suite aux trop nombreux accidents qu’ont connu les différentes villes du Maroc, lesquels ont fait de nombreux morts et blessés et jeté à la rue des milliers de familles.

Il y a également, enfin, la prise de conscience de la nécessaire préservation du patrimoine bâti historique qu’il soit ancestral ou récent. Ce dernier a dessiné les grandes lignes de croissance des villes marocaines tout en érigeant des bâtiments et quartiers emblématiques marquant ainsi, pour toujours,
les différentes périodes des mouvements de l’architecture mondiale du 20° siècle.

Mais revenons à cette réunion cruciale de l’Agence. Si les moyens matériels, juridiques et organisationnels ont toujours été au rendez-vous, l’Etat est toujours en retard d’un cran quant aux ressources humaines expertes capables de mener à bien ces projets bien particuliers, en l’occurrence, de restauration et rénovation urbaines qui nécessitent une formation complémentaire spécifique aux ingénieurs comme aux architectes.

En effet leurs cursus de formation ne s’intéressent pas à l’ingénierie de réhabilitation, restauration et conservations d’édifices et de monuments pourtant nécessaire à mener à bien ce type de projets.

Anticipant la nécessité d’une telle prise de conscience, la société Anfora Terra basée à Grenade, spécialisée dans le marché marocain, va lancer cette année une formation de pointe qui abordera, entre autres, le processus de réhabilitation des quartiers et bâtiments délabrés (voir interview d’Ahmed Zouheir Aouad ).

C’est du pain béni, qui tombe à point nommé pour cette Agence nouvellement crée qui devra, dans un premier temps, procéder à la mise à niveau rapide de ses compétences.

Et même plus : pouvoir offrir à ses futurs prestataires de services la possibilité de suivre ces formations de pointe ici, au Maroc, tout en bénéficiant de l’expertise espagnole dont les tissus urbains sont similaires aux nôtres.

L’Agence saura-t-elle en tirer profit ?

Fouad Akalay

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n°169 – Février 2019

Top